dimanche 4 janvier 2015

Blossoming Youth



Love

"Les adolescents aiment se laisser aimer; ils ne savent pas ce qu'est l'amour, mais les preuves qu'ils en reçoivent les rendent heureux."

"Teen boys love to be loved; they don't know what love is, but the proofs of love they receive make them happy..."

Claude Michel Cluny, Les Dieux nus, Journal littéraire 1978-1979, L'Invention du temps, tome V, Paris, Editions de la Différence, 2007, p. 140.

L'adolescent

"L'adolescent, qu'il se rebelle ou qu'il se dérobe, se protège instinctivement du monde adulte, qu'il ressent très souvent comme hostile, oppresseur, mais ne sachant trop si ses aînés lui en veulent de ne plus être jeunes, ou veulent l'oublier l'avoir été."

Claude Michel Cluny, Les Dieux nus, Journal littéraire 1978-1979, L'Invention du temps, tome V, Paris, Editions de la Différence, 2007, p. 26.


Choregraphy of beauty


Teenagers

"... parce que leur corps est neuf et libre, les teenagers devraient s'habiller le moins possible, ils sont le plus bel instant de la vie, ils sont l'inépuisable don des dieux. Ils possèdent cette grâce, cette beauté neuve que j'aime à caresser longuement, comme un peintre, un sculpteur qui n'en finit pas avec les formes, les lignes, la saveur d'un corps admiré et dont il désespère de fixer à jamais la vie."

"... since their body is new and free, teenagers should wear as few clothes as possible. They are the most beautiful moment in life, they are an inexhaustible gift from the gods. They have this grace, this new beauty I love to caress at length, like a painter or a sculptor who are never fed up with shapes, lines and the charm of an admired body, whose life he despairs of ever catching."

Claude Michel Cluny, Les Dieux nus, Journal littéraire 1978-1979, L'Invention du temps, tome V, Paris, Editions de la Différence, 2007.

samedi 3 janvier 2015

Vintage Memory


The Art of Michel Gourlier: Drawings for "2 et 2 font... 5" by Serge Dalens (2)







The Art of Michel Gourlier: Drawings for "2 et 2 font... 5" by Serge Dalens (1)






"Dreaming about you..."

"Que de te voir souvent il ne me soit pas accordé, 
Qu'il ne me soit pas permis d'aller chez toi,
Rarement te rencontrer et avoir le coeur serré
De te contempler, c'est là mon destin ici-bas.

Mais rêver de toi, faire des vers et des projets,
A dessein d'être près de toi, libre à moi,
Cela doit, tant que ce sera profitable, me profiter,
Et c'est d'aussi peu que je veux me contenter.

Car la ! j'ai naguère enduré pire épreuve
Que ce n'est maintenant et suis pour moi résigné
Non plus à une violente peine mais à un doux répit.

Mon voeu, chez d'autres, suscita l'adversité,
Tu ne l'as pas exaucé, mais non plus
Tu ne l'as abattu, ô douceur de ma vie !"

Juin (?) 1823

August von Platen, Sonnets d'amour et Sonnets vénitiens,
traduction de l'allemand et présentation par Dominique Le Buhan et Eryck de Rubercy,
Paris, Editions Orphée La Différence, 1993, p.  77.

Digital Narcissus


Beautiful faces



Happy New Year !

A greeting card by Gaston Goor (1902-1977)

vendredi 2 janvier 2015

Portrait


First-in-Battle and Blondmane: A Cretan Pederastic Myth


A restoration of a Cretan ancient myth, by Andrew Calimach

A text to read online

 here

Ton regard / Dein Blick / Your gaze

"Tu m'as aujourd'hui dispensé ta première faveur,
Et un si beau jour devrait-il s'enfuir ?
J'ai vu la sombre nuée se dissiper,
Qui sans cela me dérobait le charme de tes sourcils.

Ton regard qui se détournait constamment de moi,
Je l'ai vu se fixer aujourd'hui sur mes regards,
Et j'absorbai tout leur poison de ces flèches
Qui m'étaient par ton bel oeil adressées.

De cet espoir que tu me serais favorable
Le premier pâle rayon enflammait mon coeur,
Et nos âmes comme en parentes se saluaient.

Peut-être cette fierté qui entourait ton front,
N'était que rancune, car je te connaissais dès longtemps,
Avant que mon coeur d'enthousiasme se fut envolé
vers toi ?"

(1819)

August von Platen, Sonnets d'amour et Sonnets vénitiens, traduction de l'allemand et présentation par Dominique Le Buhan et Eryck de Rubercy, Editions Orphée La Différence, 1993, p. 31.

"Die erste Gunst hast du mir heut gespendet,
Und musste solch ein schöner Tag enteilen ?
Die düstre Wolke sah ich sich zerteilen,
Die sonst den Reiz mir deinen Braun entwendet.

Dein Blick, der stets von mir sich abgewendet, 
Ich sah ihn heut auf meinen Blicken weilen,
Und all ihr Gift entsaugt ich jenen Pfeilen,
Die mir dein schönes Auge zugesendet.

Der Hoffnung erster, schwacher Strahl entbrannte
Mir im Gemüt, dass du mir seist gewogen,
Und unsre Seelen grüssten sich Verwandte.

War jener Stolz, der deine Stirn umzogen,
Vielleicht nur Groll, weil ich dich lange kannte,
Eh dir mein Herz begeistert zugeflogen ?"

August von Platen (1819)