mardi 30 décembre 2014

Summer Memories / Souvenir d'été (Iconic Pic)


"... dans sa pure beauté nue..." (Renaud Icard)

"Certes j'aimerais, pour le fixer avec des mots, décrire ce corps que j'ai tant vécu, tant rêvé. Il affirmait l'incomparable rayonnement des religions antiques pour lesquelles toutes certitudes se résument en la perfection de la forme. Combien païenne et charmante l'innocente désinvolture d'Olmetta, dépouillée de cette honteuse pudeur chrétienne qui exhale un arrière goût pénible et amoindrissant de péché. Il chantait, l'adolescent, dans sa pure beauté nue un immortel moment de l'idéal humain, tout l'art grec oublié, l'hymne d'Homère à la sérénité d'être sain".

Renaud Icard, Olmetta, Editions Quintes-feuilles, Paris, 2013, p. 52-53.

Adolescence

 photo © Sinal

Serenata


 photo © Sinal
 
"Le charme de la beauté ne gagne personne si aisément sans son lot de rudesse.
C'est ce chacun a déjà éprouvé et moi-même, qui gémis, cela aussi je le sais !
Il s'est pourtant trouvé que quelque gentil regard tendrement complice m'a souri;
Et je serai exaucé si la jouissance hélas ! aveugle me donnait la jouissance;
Mais je ne fais rien pour toi que soupirer d'amour, rien que d'amour pour toi !
Et pendant qu'ici je gémis, peut-être bien qu'il est un astre pour hélas !
Diriger au passage celui qui vient à poser le bras sur ton épaule
Et peut-être éperdu de joie, sur tes lèvres grecques dérober des baisers !"

Auguste von Platen, Septembre 1827
in: Odes Italiennes, traduit de l'allemand par Dominique Le Buhan et Eryck de Rubercy,
Paris, Le Fleuve et l'Echo, Editions de la Différence, 1996, p. 67

 photo © Sinal

"Schönheitszauber erwirbt Keiner so leicht ohne der Sprödigkeit
Mitgift. Dieses erfur Jeder und ich, Klagender, weiss es auch !
Zwar mir lächelte manch freundlicher Blick süsse Verständigung
Zu; bald wär ich erhört, brächte mir, ach !  blinder Genuss Genuss;
Doch ich seufze ja nur Liebe zu dir, Liebe zu dir ja nur !
Ach, und während ich hier klage, vielleicht dient ein Gestirn indes
Als Wegweiser für Ihn, welcher dern Arm über die Schulter dir
Legt, und Küsse vielleicht, freudeberauscht, griecischen Lippen stiehlt."

August von Platen, Serenate, Sept. 1827

The Art of Gaston Goor. Garçons à la pêche sous-marine (1972)

Gaston Goor (1902-1977). Trois garçons nus à la pêche sous-marine (1972). Pastel sur papier bleu marine; 33 x 47 cm. Collection particulière. Scan par Agnorum.

dimanche 28 décembre 2014

Today's posts...

... were a tribute to Thomas, a cute 18 years old model of 19Nitten, in 2005, nearly 10 years ago...
Thomas is almost 28 years old now... I am sure he is always as cute as he was when he was in his late teen years... He probably forgot his experience as a model of a gay twink site... If he did not, I hope he has some fun memories... He is still an icon of grace, seduction and innocence, and he is still an inspiration for anyone non unsensitive to young men beauty...

With Eraste of Saint-Amant's kind permission, I used some of his (still) unpublished poems for today posts...

Variation on a boy's face (7)

"Is it your hand or mine... Is it my hand or your...
Slowly caressing the smooth plain of your chest,
Feeling the warmth of your skin, the pace of your breathe ?
So peaceful you are, so peaceful we are,
While I dare to caress you with the tip of my fingers,
And your close your eyes, and I close mines,
And silence is the music to listen to,
A music of desire, an elegy of love..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

Variation sur un visage de garçon (6)

 
"Il est des nuits d'hiver dont on ne sait pas si l'on s'éveillera,
Un nouveau matin, un matin de printemps...
Tant est fort l'amour qui nous consume, pour l'éphèbe de nos rêves,
Il est des rêves dont jamais on ne voudrait s'éveiller,
De peur de perdre la chaleur d'un corps contre le sien,
Ton corps à toi, joli garçon rêvé, aimé, si tendrement désiré..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

Variation on a boy's face (5)

"Are you the loved boy of a Greek philosopher or of a Roman emperor ?
Are you the loved companion of a Persian poet or of a Renaissance painter ?
Or perhaps you are the dreamt friend of a Neo-platonician thinker in Florence,
Or just a boy so many men loved, Uranian and Arcadian lovers,
Oscar Wilde, or André Gide, or von Gloeden, or Jacques Fersen ?
You are the beautiful boy I would dream to be loved by, 
But do we belong to the same world ?"

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

Variation sur un visage de garçon (4)

"Que me racontes-tu, de tes beaux yeux noirs et doux,
Et que me dis-tu, les lèvres fermées, de ton regard si profond ?
Entends-tu les mots d'amour, les mots aimants que je rêve de te dire,
Joli garçon surgi au miroir de mon désir, 
Mirage silencieux,
Mirage lumineux
Qui éclaire les mornes écrans d'une nuit sans amour ?"

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

Variation on a boy's face (3)

"Your eyes are like a novel to read, a poem to sing, a music to listen to...
Your face inspires dreams of endless caresses, 
Slowly exploring, at the tip of a lover's fingers, unknown and sweet lands,  
I miss the words to sing the beauty of your boyish blossoming..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

Variation sur un visage de garçon (2)

"Courbes et pentes, dénivelés et si douces plaines,
Ton visage appelle les doigts d'une main caressante
Qui lentement suivra les contours de ton visage désiré..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

Variation on a boy's face (1)


"So sweet is your face, in your blossoming youth, 
So smooth is your skin, so gentle is your gaze,
In your age of infinite grace..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2010.

jeudi 25 décembre 2014

About a boy's gaze


You are the question and the answer,
You are the score and the movie,
You are the conductor and the orchestra,
You are the character and the playwriter,
You are the beginning and the end,
You are the music and the silence...
 Everything is written,
On your face, in your gaze,
On your closed lips.
I am the question, you are the answer.
You are the question, I am the answer.

Listening to the music of your gaze,
Just requires a fine tuning of dream and desire...

Being sensitive to this music,
Is it a curse or a blessing ?
 
Mark




Agathon


"Mon âme, lorsque j'embrassais Agathon, venait sur mes lèvres, comme si la malheureuse devait partir ailleurs." Dans la langueur amoureuse, quelque chose s'en va, sans fin; c'est comme si le désir n'était rien d'autre que cette hémorragie. Voici la fatigue amoureuse: une faim sans assouvissement, un amour béant. Ou encore: tout mon moi est tiré, transféré à l'objet aimé qui en prend la place: la langueur serait ce passage exténuant de la libido narcissique à la libido objectale. (Désir de l'être absent et d"sir de l'être présent: la langueur surimprime les deux désirs, elle met l'absence dans la présence. D'où un état de contradiction: c'est la "brûlure suave.")".

Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux, Paris, Seuil, 1977, p. 186
renvois à Banquet, Werther, Rusbrock, Freud, Cortezia.

Digital Narcissus


The Art of Michel Gourlier: The Portofolio



The Art of Sinal: "Rien n'existe à part le désir"

 LANGUEUR. Etat subtil du désir amoureux, éprouvé dans son manque, hors de tout vouloir-saisir.

"Le Satyre dit: je veux que mon désir soit immédiatement satisfait. Si je vois un visage qui dort, une bouche entrouverte, une main qui traîne, je veux pouvoir me jeter dessus. Ce Satyre — figure de l'Immédiat — est le contraire même du Langoureux. Dans la langueur, je ne fais qu'attendre: "je ne finissais pas de te désirer." (Le désir est partout; mais, dans l'état amoureux, il devient ceci, de très spécial: la langueur.)"

Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux, Paris, Seuil, 1977, p. 185.

"et toi, mon autre, vas-tu enfin me répondre je m'ennouie de toi j'ai envie de toi je rêve de toi pour toi contre toi réponds moi ton nom est un parfum répandu ta couleur éclate parmi les épines fais revenir mon coeur avec du vin frais fais moi une couverture de matin j'étouffe sous ce masque peau drainée arasée rien n'existe à part le désir"

Philippe Sollers, "Paradis", cité par Roland Barthes, op. cit., p. 185

 Photographs ©  Sinal


Iconic Pics: Beauty of Youth





photos by © B. A.

Le pouvoir d'Eros

"Car dès que je t'aperçois un instant, il ne m'est plus possible d'articuler une parole: mais ma langue se brise, et, sous ma peau, soudain se glisse un feu subtil: mes yeux sont sans regard, mes oreilles bourdonnent, la sueur ruisselle de mon corps, un frisson me saisit tout; je deviens plus vert que l'herbe et, peu s'en faut, je me sens mourir."

Un poème de Sappho adapté à la première personne du masculin.

First caress


Comment finit un amour ?

"Comment finit un amour ? — Quoi, il finit donc ? En somme nul — sauf les autres  n'en sait jamais rien, une sorte d'innoncence masque la fin de cette chose conçue, affirmée, vécue selon l'éternité. Quoi que devienne l'objet aimé, qu'il disparaisse ou passe à la région Amitié, de toute manière, je ne le vois même pas s'évanouir: l'amour qui est fini s'éloigne dans un autre monde à la façon d'un vaisseau spatial qui cesse de clignoter: l'être aimé résonnait comme un vacarme, le voici tout d'un coup mat (l'autre ne disparaît jamais quand et comme on s'y attend)".

Roland Barthes, Fragments d'un discours amoureux, Paris, Seuil, 1977, p. 117.

mardi 23 décembre 2014

Ephebe



My secret... Please, do not repeat it... !

"Dear (...)

I am in love with you... You are the cutest, smartest boy I ever met... Meeting you and talking with you is like the sunrise in my day...

I love you with your long blond curly hairs, with your smooth face, with your boyish grin, with the way you smile, with your voice, with the way you laugh or keep silent, with the way you look at me...

Being close to you, looking at you make my day... You are the air I need to breathe just to feel alive...

I am thinking about you all day long, and during the night too...

I don't know if you can hear, or guess, all the loving words I would love to tell you, I am too shy to tell you...

Perhaps you will read these written words, and you will know you are the intended reader... I write this for you, just for you...

You are my inspiration, dreams and poetry, music and dance... Meeting you is just adding colours and light everywhere in my life...

I miss you when you are far away... But I keep thinking and dreaming about you...

I love you so much... I am sure you are aware of it...

Mark"

(Love letter to a 23 y old boy)

Blue dream


A love message sent by a reader of my blog

Merry Christmas to you ! Have fun, be happy !

Tribe of Teen Boys


"Icon of my desire..."

"Garçon doré, garçon adoré,
Garçon blond comme les blés,
Caressé par les soleils d'été,
Icone de mes désirs,
Offert à mes regards rêveurs,
Si proche, si loin, à portée de main,
T'aimer au printemps de la vie
Et languir pour un regard, 
Pour un sourire..."

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2013.

The Art of Michel Gourlier. Drawing for "Le Pacte du Cerf"


"I love you, pretty boy..."

"Joli garçon à la moue boudeuse,
J'aime tes yeux et ton regard
Et tes cheveux fous
Et tes lèvres et ta moue...

Comment te faire rire ou sourire,
Ou allumer des étincelles de malice
Dans ces yeux trop sérieux
Pour un si joli garçon ?

Peut-être attends-tu que je te dise,
Que je dise du bout des lèvres
Au creux de l'oreille,
"Je t'aime, joli garçon" ?

Eraste de Saint-Amant, Poèmes garçonniers, 2014.


The Art of Michel Gourlier: Drawings for "L'envoyé" (2)





The Art of Michel Gourlier: Drawings for "L'envoyé" (1)